szukaj w

Utwór: Laches

  • wykonawca: IAM
  • wy¶wietleñ: 630


     [Akhenaton]
  J'ai appris à aimer les secondes
  Qui viennent un couteau entre les omoplates
  Sourire au soleil, sous les nuages, un jour maussade
  A rester droit quand la cour s'penche, langue sur le sol vomiteux
  Captant l'attention des puissants
  J'suis planté là des ans, épuisant, écoutant les palabres
  Et raisonnements ahurissants de gens suffisants
  Puis détester mon visage à l'écran, fallait livrer bataille
  J'ai fui, seulement, j'crois qu'j'en ai pas eu l'cran
  Celui d'porter l'poids d'être si connu
  Que l'air s'dresse comme des murs
  Gardés par des démons trépidants
  2 m de marge c'est pas évident, la nature humaine
  Retorse a fait d'moi un bonhomme hésitant
  But suprême à tous, aimer, rire, vivre et rester entier
  J'ai vu l'courage irradiant, pas dans l'shit mais dans l'chantier
  Arrête ce char, la fumée m'a porté au paradis des lâches
  Faux comme c'nuage épais
  Mes responsabilités jetées dans les bras du JB
  C'était sûrement la faute aux autres, enfin c'était mon idée
  C'est drôle comme on change, met les valeurs au piquet
  C'est glorieux comme taper un mec a terre en comité
  Nos carcasses errent dans ces rues, sans sympathie
  Faisant place aux coups miteux, à l'apathie, que d'lâches culs mités
  Derrière nos visages, courage on rapatrie
  Mettant l'feu à des voitures, on promet qu'l'on sera pas triste, on y met
  La rage, la rancoeur, la haine
  On s'aperçoit même pas quand nos tripes traînent par terre
  Comme des milliers d'gens, j'ai été souligné, souillé
  Quand mes repères ont été oubliés
  Et l'esprit est la chose, la plus dramatique à perdre
  Car la valeur d'un homme s'mesure au poids d'ses pensées
  Enfin j'crois, t'sais, faut avancer
  Car nos coeurs sur des chemins sinueux sont lancés
  
  [Freeman]
  La première image, celle qui m'saute aux yeux ?
  C'est sa mère avec ses bras dirigés vers les cieux
  Moi ! Pouvant rien faire, j'me sentais lâche
  Pendant qu'mes potes cherchaient l'feu
  Le moment où la jeunesse se gâche
  Courageux ou débile ? Fils !
  On s'en tape au fond, on sait rien ?
  C'qui motive les êtres ? Plus rien
  Plus l'temps de voir, que tous on est schizophrènes
  Qu'on rêve tous, d'une autre vie avec moins d'peines
  On s'pose pas d'questions avec 20 piges dans la poire
  Passion, désir, était les mots clés de nos répertoires
  Dire qu'il aurait pus avoir des gosses comme moi
  Voir qu'la vie, c'est eux et pas nos putains d'proies
  Nos ch'mins bis créent des fossés, où c'est dur de sortir
  Il n'a pas vu ? Le sien au milieu des saphirs
  Ni personne, d'ailleurs c'est la société qui veut ça
  Ouais chacun s'occupe d'son cul, et de son chemin de croix
  A cause d'cette mentalité d'merde, j'ai perdu un frère
  Sur vos faces je gerbe, je pourrais jamais m'taire
  Tu vois toujours dans l'même créneau cono la merde
  Dégain la veut, mais c'est encré dans l'sang chez nous
  Et avec ça, on vit et on n'emmerde l'monde
  Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Fallait l'voir s'effondrer
  Son sang, s'répandre, son corps s'détendre et nous à attendre
  Que l'miracle descende, il s'est fait descendre
  Combien sont fautifs ? Combien sont lâches dans ce texte ?
  A vous l'compte, à vous d'voir, à vous d'répondre
  
  [Akhenaton]
  Peut on vraiment l'dire
  On déambule tous un bandeau sur les yeux
  Et nos jugements sont faussés
  
  [Shurik'n]
  Ils ont traîné cette pauvre vieille sur cinquante mètres
  Merde, on est capable de ça c'est dur à admettre
  Etaient-ce des hommes ou bien des bêtes
  Leurs hauts faits en grosses lettres
  N'est-ce qu'une encoche de plus sur l'être de leur crosse
  Manquerait plus qu'ils prennent la grosse tête
  Ça m'consterne derrière la faim, l'honneur se terre
  Le coeur se tait comme ces ventres affamés
  Que je me surprends à détester
  Comme ces bouches restées fermées, ces bras figés
  Qui n'avaient pas 2 secondes pour regonfler
  Le torse d'une triste humanité
  Bien sur, ça me concerne, je l'imagine alitée
  Je pense aux siens que j'aurais pu en être
  J'enrage rien qu'à l'idée
  Qu'on puisse voir ça comme une banalité un show télé
  Ou dame fatalité se fait grassement payer
  À coups de mines par des cons laissés
  Afrique parsemée personne s'en mêle racisme affiché
  Mais tant que le shérif dit rien, personne doit broncher
  Pécher originel Sodome et Gomorrhe renaît à l'abri
  Du secret confessionnel comment tu veux
  Que volent nos anges sans leurs ailes
  Lâcheté quotidienne ça doit être dans le sang
  L'air du temps, hypocrite mélodie
  Clos les paupières de ses yeux que l'on maudit
  Ces mots sciemment hormis je ne crois pas à ce que je lis
  Ça aurait pu être ma mère merde
  Ils ont traîné cette pauvre vieille sur cinquante mètres
  

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